Ce matin, RDV au CHR pour une ponction du "truc n°1" qui participe à me pourrir la vie depuis l'an dernier.
Flash-back : lors d'un banal contrôle début 2009, le radiologue de sénologie m'informe que je dois faire une ponction d'un truc pas clair, qui ne ressemble pas à un kyste banal. A ma question de savoir de quoi il peut s'agir, il me balance que c'est probablement un cancer...
Ponction et longtemps après, les résultats tombent : il ne s'agit pas d'un cancer.
Charge à moi de revenir me faire contrôler plusieurs fois en 2009. Plus une, car je découvre à l'automne un nouveau truc (numéro 2) qui m'amène à consulter mon généraliste qui m'envoie faire une nouvelle échographie. Je suis rassurée, truc n°2 est lui aussi manifestement bénin.
A l'occasion, la radiologue me demande de reprendre maintenant le suivi annuel habituel avec comme mois de prochain RDV janvier.
Janvier : un nouveau radiologue trouve à nouveau suspect truc n°1, qui a parait-il grossi. Il préconise une nouvelle biopsie. Qui a eu lieu ce matin.
Ce matin : ils sont 3 dans la salle d'échographie. Une femme, un radiologue ponctionneur et une infirmière. J'émets le souhait qu'en plus de la ponction prévue, on me ponctionne truc n°2 qui me gène car il est gros et un peu saillant. A partir de là, ça devient n'importe quoi : le ponctionneur semble ignorer que truc n°1 est la vedette et ne semble plus préoccupé que par truc n°2 (bénin). Il est d'ailleurs appuyé par la femme médecin. Selon eux, c'est truc n°2 qu'il convient d'examiner. Je proteste vigoureusement et leur demande s'ils ont consulté mon dossier. La femme insiste. Je refais l'historique de l'affaire et cite le responsable du service, le Dc L, qui a prescrit la 1ère biopsie. Sans doute pour m'impressionner, elle me demande si elle doit faire venir le Dc L puisque nous ne sommes pas d'accord. Oui, je réponds. Et non, elle ne l'appelle pas ! Après avoir mesuré truc n°1 enfin retrouvé à l'échographie, elle annonce au radiologue que ses dimensions sont bien celles correspondant au truc à ponctionner. Aucune excuse. Pour le coup les 2 trucs sont ponctionnés pour être analysés...
Conclusion : je suis hallucinée. J'ai truc n°1 qui est peut-être un cancer et qu'il est urgent d'analyser pour "ne pas passer à côté de quelque chose d'important" et, si, j'avais fermé ma gueule, on aurait analysé truc n°2 réputé bénin en septembre et janvier. Vous y croyez vous ? J'ai quand même laché en partant que cet examen ne m'avait pas laissée en confiance et qu'objectivement, il n'évoquait pas un comportement professionnel. Aucune protestation, aucune excuse, aucune paraole rassurante....
Suite dans 2 semaines, lorsque ma gynéco me téléphonera pour me donner les résultats.
PS : quant à l'épreuve d'effort d'hier, elle n'a pas été concluante et je dois passer une échographie de stress de mon coeur fin février.
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